Les Aidants

L’aidant est la personne qui vient en aide, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide peut être prodiguée de manière plus ou moins régulière, sur des périodes plus ou moins longues voire de façon permanente.
L’ aidant peut être un conjoint, un enfant, un parent, un membre de la famille ou un membre de l’entourage. L’aidant peut cohabiter ou non avec la personne aidée.
Grâce à la pression de la société civile en faveur d’une reconnaissance des aidants, les pouvoirs publics leur ont, petit à petit, ouvert des droits. 
Il existe une allocation versée aux personnes dépendantes âgées de plus de 60 ans: l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Cette
allocation a pour objectif de financer des services d’aide à la personne favorisant leur autonomie dans les gestes quotidiens (toilette,déplacement, repas, courses, ménage, etc.).
Aucun dédommagement n’est prévu pour les aidants. Cependant, dans certains cas très spécifiques, les proches aidants (hors conjoint,
concubin et personne ayant conclu un PACS peuvent être salariés dans le cadre de l’APA (les aidants familiaux salariés dans le cadre
de l’APA concernent 8 % des bénéficiaires).La moitié des aidants, soit environ 4 millions de personnes, aide une personne âgée de 60 ans ou plus à domicile. Et ce sont pour 2,2 millions d’entre eux des enfants qui aident, en raison d’un problème de santé leur(s) parent(s).
« […] on qualifie de génération-pivot ou de génération du milieu (les 50-65 ans),pour signifier qu’elle a souvent à faire face à une double pression générationnelle ou à un double front de soutien.Cette génération doit, en effet, à la fois soutenir des enfants, devenus jeunes adultes, qui continuent bien souvent de cohabiter avec elle, mais aussi des parents et beaux-parents, qui en avançant en âge sont de plus en plus souvent confrontés
à la maladie chronique, au handicap, aux incapacités, dépendant en cela de l’aide quotidienne d’un tiers pour nombre d’actes de la vie courante.
On peut même pour cette génération parler d’un triple front, puisqu’à ces tâches de soutien et d’aide s’ajoute pour beaucoup une activité professionnelle à plein-temps. »

Les aidants de personnes âgées et ceux de personnes lourdement handicapées dont la charge est importante sont sujets à la fatigue et sont parfois au bord de l’épuisement.
Parmi les aidants ressentant une charge lourde, 9 sur 10 se disent fatigués moralement et 8 sur 10 éprouvent une fatigue physique.
L’aide apportée est source de stress: trois quarts des aidants ressentant une charge lourde et la moitié de ceux ressentant une charge moyenne déclarent se sentir anxieux, stressés ou surmenés.
Les aidants de personnes âgées qui ressentent une charge importante accomplissent parfois leur activité d’aide au détriment de leur santé.

En effet, 56 % d’entre eux déclarent que le fait d’aider affecte leur santé. Ils sont également 18 % à déclarer avoir renoncé à des soins au
cours des 12 derniers mois alors qu’ils en ressentaient le besoin. La santé de la personne aidée devient la préoccupation principale des aidants, reléguant parfois au second plan leur propre santé.

Le droit au répit a été inscrit dans le Code d’action sociale et des familles avec l’instauration pour les personnes handicapées, d’une compensation qui consiste à répondre à leurs besoins et à permettre « à l’entourage de la personne handicapée de bénéficier de temps de répit » (art.L114-1-1).
Il est également présent dans différents plans gouvernementaux, comme le plan Alzheimer 2008-2012, le plan AVC 2010-2014.

Des formations pour prévenir l’épuisement des aidants et permettre un accompagnement existent.