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Il faut reconnaître des « lettres de noblesse » et valoriser la profession d’Accueillant familial.

Il faut reconnaître des « lettres de noblesse » et valoriser la profession d’Accueillant familial.

La FNAAF témoigne d’un travail sans relâche depuis plus de 21 ans pour alerter les pouvoirs publics, sur la crise qui sévit dans de cette profession : manque de sélections drastiques pour des accueils spécialisés et ciblés vers l’enfance et l’adolescence en difficultés, soit en raison de pathologies ou de problèmes génétiques, soit en raison d’une rupture sociale établie, qui nécessitent une prise en charge personnalisée. Ces amers constats s’appliquent également aux adultes atteints de Handicaps ou de Polyhandicaps, aux malades atteints de la maladie d’ Alzheimer ou d’autres pathologies neurologiques invalidantes, aux personnes souffrant de pathologies chroniques invalidantes nécessitant une prise en charge rapprochée, ou bien aux personnes isolées qui souhaitent découvrir les atouts indéniables, sécurisants et avérés de l’ Accueil familial. Il offre en effet, un espace chaleureux et convivial, intergénérationnel, où la prise en charge individualisée de chaque personne accueillie et pluridisciplinaire prévaut.

Ajoutons que certaines compétences sont peu ou mal connues au sein de cette population et de cette profession : savez-vous que 14 % d’entre eux, sur un moyenne de 11 millions d’aidants, souffrent d’un manque de reconnaissance de leurs compétences acquises sur le terrain, ou intrinsèques à chaque individu, ou encore développées à travers leurs prises en charge quotidienne ou au travers de démarches spontanés pour s’informer, se former davantage, pour se perfectionner et cibler de nouvelles orientations, en cohésion avec les demandes des familles, ou en raison des évolutions pathologiques auxquelles ils peuvent être confrontés, dans les différentes prises en charge qu’ils assument.

Des Ados en souffrance qui retrouvent le sourire.

Leur polyvalence est indispensable pour prendre soin de toute cette chaîne humaine, pour orchestrer, gérer les détails et protocoles des prises en charge établis ou qu’ils peuvent définir eux-mêmes, en lien avec les familles, le corps médical et paramédical des personnes accueillies, ou celles en charge des aidants familiaux.

Ajoutons que la charge mentale et les heures considérables, mal rémunérées, que les conditions contractuelles en vigueur et certains vides juridiques criants, entraînent une usure prématurée des Aidants et des Accueillants familiaux, autant que l’on ne peut que déplorer la manque d’attractivité de ces statuts, de ce métier. Il conviendrait de repenser tous les différents volets de la structure sociale existante, d’établir des collaborations et des passerelles entre tous les acteurs de la filière, pour parvenir enfin à adapter, à innover et à impulser de nouvelles méthodes de travail, de collaborations en cohésion avec les besoins de terrain. On peut ainsi penser que les Prestataires d’Aide à la personne devraient améliorer les profils et les compétences de leurs salariés, qu’ils devraient régulièrement procéder à des remise à niveau de leurs intervenants, pour mieux répondre à des demandes de relais chez l’ AIDANT familial ou chez l’Accueillant familial .

 Faute de quoi, toute cette population et toutes les demandes de prises en charge croissantes seraient en danger : la société doit se préparer et anticiper les stratégies .

Plus fort que les mots, des témoignages poignants et troublants de vérité sur le mal être de notre société, qui ne peuvent nous laisser indifférents ou dans l’inaction . Découvrez le récit des journalistes de France INFOS, à travers l’analyse établie par une accueillante familiale, au contact de jeunes en difficultés, en rupture sociale, sur la crise latente souvent ignorée : un descriptif saisissant sur des difficultés rencontrées par certaines accueillantes familiales, dans cet élan solidaire et emphatique, alors qu’elles travaillent comme d’autres, avec énormément de dévouement et de professionnalisme, sous l’égide des services des Conseils Départementaux de l’Aide sociale à l’enfance, ou avec certaines associations.

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